L'embolie pulmonaire

L'embolie pulmonaire
Qu'est-ce que c'est ?

Il s'agit en général d'un caillot ambulant qui circule dans le sang et finit par boucher une ramification artérielle irriguant le poumon.

Mécanismes :

L'embolie pulmonaire est la complication majeure de la phlébite. On la redoute chaque fois que se forme un caillot qui obstrue une veine d'un membre inférieur (veines du mollet ou de la cuisse). Une infection d'une paroi veineuse ou une hypercoagulabilité du sang peuvent provoquer une phlébite surtout s'il existe une station au lit prolongée. C'est le danger qui guette les opérés, les grabataires, les accouchées qui ont souffert de complications obstétricales.

Le caillot apparaît souvent à l'endroit où la paroi d'une veine est lésée. L'atteinte peut être accidentelle (fracture de la jambe ou du col du fémur) ou pathologique (ulcération, infection). La lésion vasculaire peut être aussi une suite opératoire (séquelle d'intervention sur l'estomac, l'utérus, la prostate, tous organes très vascularisés). La formation même du caillot est la conséquence d'un trouble de la circulation : le sang ne s'écoule pas à la vitesse normale, il n'est plus assez fluide, le taux de prothrombine (substance qui participe à la coagulation) est trop élevé.

Si le caillot adhère mal à la veine, il se détache. Au cours de son voyage au travers du système vasculaire, il peut passer dans les veines caves, atteindre le coeur droit et s'introduire finalement dans l'artère pulmonaire ; suivant sa grosseur, il bouche ce conduit vital, une de ses branches ou seulement une artériole.

Causes et facteurs de risque :

Quand le caillot provient ainsi d'une phlébite des membres inférieurs, celle-ci peut être visible cliniquement ou latente et invisible : il n'y a aucun symptôme au niveau de la jambe (mollet). On parle d'embolie pulmonaire cruorique.

Dans de rares cas, l'embolie pulmonaire n'est pas cruorique :

l'obstacle qui entraîne l'embolie peut être une formation parasitaire, une viscosité graisseuse ou encore une bulle d'air.

L'embolie gazeuse se voit dans certains avortements où de l'air a été injecté dans la cavité utérine.

Le mal des caissons affecte les scaphandriers ou les plongeurs sous-marins lorsqu'ils n'ont pas observé au cours de la remontée les paliers de décompression. L'azote dissous dans le sang se libère trop brutalement.

L'embolie septique est un bouchon qui est en fait une agglomération microbienne ou parasitaire liée à des fragments de tissus nécrosés. Ce corps étranger se comporte comme un caillot et provoque les mêmes effets. On peut en rapprocher l'embolie de tissus cancéreux métastatiques.

L'embolie graisseuse est accidentelle. Elle survient lorsque par erreur de manipulation, un liquide graisseux est introduit dans la circulation. Sa densité interdit tout mélange avec le sang et provoque des embolies spécifiques. Le même phénomène se produit lorsque, à la suite d'une fracture ouverte ou d'un massage cardiaque externe trop vigoureux fracturant les côtes et le sternum, la moelle osseuse pénètre dans une veine ou une artère.

Symptômes :

L'embolie pulmonaire est une affection si fréquente que toute anomalie respiratoire survenant de façon brutale doit faire évoquer ce diagnostic.

L'embolie pulmonaire avec coeur pulmonaire aigu.

Elle peut être mortelle et apparaît surtout chez un patient alité dans les suites d'une intervention chirurgicale.
Le début est brutal marqué par une douleur thoracique latéralisée ou médiane, constrictive en étau, angoissante, avec respiration rapide, sueurs, cyanose (coloration bleuâtre des téguments) et toux sèche.

A l'examen clinique, le médecin note une chute de tension artérielle, un pouls rapide, et un bruit de galop à l'auscultation. Le foie est douloureux et augmenté de volume. Une turgescence veineuse est fréquente. La recherche de signes de phlébite (stade de phlébothrombose) est souvent négative. Si elle existe, elle apporte un argument diagnostique capital (douleur provoquée dans le mollet, signe de Homans, etc.).

L'électrocardiogramme montre des signes de coeur pulmonaire aigu. La radio des poumons est parfois évocatrice. L'étude des gaz du sang montre une hypoxie (baisse du taux d'oxygène sanguin) et une hypocapnie (baisse du gaz carbonique). Le dosage du D-dimère est surtout utile pour le diagnostic d'exclusion de la thrombose et de l'embolie pulmonaire, car il n'est pas spécifique.

La scintigraphie pulmonaire, non dangereuse, est l'examen complémentaire le plus utile et doit être réalisée en urgence. Elle met en évidence le défaut de perfusion d'un territoire pulmonaire. Certains cardiologues pratiquent une angiographie pulmonaire sélective après cathétérisme de l'artère pulmonaire. L'écho-Doppler des veines des membres inférieurs confirme la phlébite.

Sous l'effet du traitement anticoagulant, l'amélioration est rapide en 24-48 heures. Cependant, l'aggravation est possible au cours des premières heures imposant le recours à un acte chirurgical (embolectomie) ou au traitement thrombolytique. L'évolution fatale reste très fréquente. Si le cap critique des premiers jours est franchi, les récidives doivent être prévenues par un traitement anticoagulant.

Les embolies pulmonaires foudroyantes.

C'est une mort subite ou une mort en quelques minutes par collapsus.

Les embolies pulmonaires frustes.

Elles sont très fréquentes. Les symptômes sont souvent trompeurs : vague douleur thoracique, tachycardie inexpliquée, angoisse, gêne respiratoire.

Le diagnostic est souvent porté quelques jours plus tard en cas d'infarctus pulmonaire : crachats sanglants, toux, fébricule. La radiographie pulmonaire est souvent évocatrice. La scintigraphie pulmonaire confirme le diagnostic.

Les embolies pulmonaires chez les patients souffrant d'insuffisance cardiaque et respiratoire

La fréquence des embolies pulmonaires chez ces patients et leur gravité imposent un traitement anticoagulant préventif.

Diagnostic différentiel :

L'embolie pulmonaire provoque une douleur thoracique aiguë et angoissante. Elle doit être différenciée de l'infarctus du myocarde par :

L'électrocardiogramme ;
Le dosage des enzymes cardiaques (transaminases) ;
La scintigraphie pulmonaire ;
La péricardite aiguë et la dissection aortique qui contre-indiquent l'utilisation des anticoagulants.
[?] Traitement

En urgence, le traitement fait appel :

Aux anticoagulants : héparine intraveineuse à la seringue électrique. Les héparines de bas poids moléculaire (Fraxiparine par voie sous-cutanée) sont de plus en plus utilisées ;
A l'oxygène ;
Aux sédatifs ;
Au traitement du choc si nécessaire.
Le traitement ultérieur repose sur le traitement anticoagulant au long cours par voie orale (antivitamines K).

Un traitement thrombolytique (streptokinase, urokinase) ou une embolectomie chirurgicale sous circulation extra-corporelle (CEC) peuvent s'imposer en milieu spécialisé en l'absence d'amélioration rapide.

Certains auteurs préconisent l'occlusion complète ou partielle de la veine cave inférieure (ligature chirurgicale ou clip).

Le traitement préventi est capital et repose sur la prescription d'anticoagulants chez les sujets exposés à une thrombose veineuse profonde : sujets alités, convalescents d'intervention chirurgicale : antivitamines K ou héparine standard par voie sous-cutanée (Calciparine) ou héparine de bas poids moléculaire (Fragmine, Lovenox, Fraxiparine), sur le dépistage et le traitement précoce des phlébites des membres inférieurs, leur prévention par le lever précoce etc...

Les longs voyages aériens favorisent les thromboses veineuses et les embolies pulmonaires même chez des sujets apparemment sains. Les facteurs favorisants sont alors l'hypoxie (rôle aggravant du tabac) et la déshydratation due au faible degré d'humidité de l'air ambiant et à l'absorption d'alcool. La station assise prolongée entraîne des modifications de la composition du sang veineux des membres inférieurs.

Des conseils sont utiles en avion :

Eviter de fumer ;
Eviter de boire de l'alcool pendant le vol ;
Boire beaucoup de boissons non alcoolisées ;
Faire régulièrement une petite marche dans les allées (choisir des places assises près des allées) ;
Prévoir un traitement anticoagulant préventif en cas de risque particulier.

# Posté le samedi 20 octobre 2007 12:23

thrombose

thrombose
La phlébite est un trouble cardiovasculaire qui va consister en la formation d'un caillot sanguin dans une veine. Elle s'accompagne d'inflammation. La phlébite porte également le nom de thrombose veineuse. Le caillot sanguin ou thrombus, va boucher la veine, entièrement ou partiellement et va empêcher le sang de circuler normalement à l'intérieur de la veine. Il est à noter que la phlébite se forme, la plupart du temps, dans une veine des jambes. Comment et pourquoi survient une phlébite ? La phlébite survient souvent, soit après un accouchement, ou chez la femme enceinte en fin de grossesse, soit après un alitement prolongé, lors d'une opération chirurgicale, ou encore après s'être cassé une jambe et avoir été plâtré, être paralysé, avoir des varices. D'ailleurs, en cas d'une immobilisation prolongée, le médecin vous prescrit toujours un traitement médicamenteux anticoagulant à titre préventif, la phlébite peut aussi survenir à cause de certains autres facteurs et maladies, insuffisance cardiaque et pulmonaire, certains cancers, des anomalies héréditaires ou génétiques de coagulation sanguine, la prise de contraceptifs hormonaux, etc...Le risque de développer une phlébite, augmente avec l'âge. Il faut savoir, qu'il y a deux types de phlébites, la phlébite superficielle, le caillot sanguin se forme dans une veine de surface, c'est souvent le cas des personnes qui ont déjà des varices, la phlébite profonde, dans ce cas le caillot sanguin se loge dans une veine profonde, cette phlébite profonde est très grave, puisque le caillot peut à tout moment, partir de la veine avec le flux sanguin et traverser le coeur, puis ce caillot, ira bloquer l'artère pulmonaire ou une des branches des artères pulmonaires, c'est à ce moment là, que la personne fera une embolie pulmonaire. Le traitement d'une phlébite, se fera au cas par cas, c'est le médecin qui décidera du meilleur traitement, selon le type de phlébite, une phlébite profonde nécessitant toujours une hospitalisation d'urgence, des examens complémentaires seront aussi pratiqués, tels un doppler, une angiographie. Dans certains cas, le caillot de sang, sera ôté par un acte chirurgical afin de prévenir une aggravation. Après guérison, de cette phlébite, vous devrez porter une bande élastique et des bas de contention. A savoir aussi, que les personnes étant atteintes de varices et qui ont des phlébites à répétition subiront généralement, une ablation chirurgicale de la partie de la veine qui est affectée, cette opération est appelée "stripping". Lorsque la phlébite est causée par une infection bactérienne, un traitement aux antibiotiques est prescrit. Attention la phlébite, n'est pas une affection anodine, il faut se faire soigner, car elle peut mener directement à la mort.

# Posté le samedi 20 octobre 2007 12:03

thrombose

thrombose
Symptômes :
En cas de thrombose veineuse superficielle, des symptômes d'inflammation locale peuvent se manifester.
Une thrombose veineuse profonde touche essentiellement les veines des jambes et du bassin. Cette forme de thrombose ne s'accompagne pas toujours de symptômes. Néanmoins, on observe parfois un ou plusieurs des symptômes suivants :
Douleur dans une jambe, Gonflement de la jambe, Veines dilatées à la surface de la peau, Coloration bleu-rouge de la peau, Peau chaude, Jambes lourdes.
Causes :

Les facteurs suivants peuvent augmenter le risque de formation de caillots dans les veines profondes :
La chirurgie. La plupart des caillots de sang se développent après une intervention chirurgicale. Surtout au niveau orthopédique (le remplacement d'une hanche ou une opération du genou, ...) ou au niveau abdominal.
Une lésion, Un manque de mouvement dû à la vieillesse ou à la paralysie, Des antécédents de TVP ou d'embolie pulmonaire, Des varices, Certains cancers, Une maladie cardiaque, La grossesse, La pilule contraceptive, Une hormonothérapie, L'excès de poids.
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# Posté le samedi 20 octobre 2007 12:01

hémorragie

hémorragie
Conséquences d'une hémorragie

Un saignement est dit important lorsqu'il peut imbiber un mouchoir de tissu ou de papier en quelques secondes. Le risque est un décès à court terme : le sang sert à transporter le dioxygène nécessaire au fonctionnement des organes comme le c½ur et le cerveau par exemple.

Suivant la quantité de sang perdu et la localisation du saignement, une hémorragie entraîne :

une perte de globules rouges pouvant entraîner une anémie (diminution de la concentration en hémoglobine dans le sang, visualisée sur la Numération Formule Sanguine. Cette anémie va, selon son degré, entraîner une diminution de l'oxygénation des tissus.
une baisse de la pression artérielle pouvant aller jusqu'au collapsus avec diminution de la perfusion d'organes vitaux.
Si le saignement n'est pas extériorisé (non visible), celui-ci peut constituer une poche sous pression et comprimer les tissus ou organes adjacents, parfois vitaux (hémorragie intra cérébrale dans le cerveau par exemple)
En cas d'hémorragie d'origine traumatique (plaie), il ne faut pas oublier le risque infectieux. Dans le cas des petites hémorragies s'arrêtant spontanément, il faut procéder à un nettoyage ou à une désinfection de la plaie, voir l'article bobologie. Dans le cas d'une hémorragie importante, cet aspect est secondaire devant la perte de sang et est pris en charge par l'équipe médicale ; il peut comprendre une antibiothérapie.

Différents types d'hémorragie

On distingue :

les hémorragies externes : le sang s'écoule par une blessure, une effraction de la peau, en général d'origine traumatique ; une hémorragie peut être cachée par les vêtements ;
les hémorragies extériorisées : la « fuite de sang » se trouve à l'intérieur du corps, mais le sang s'écoule par les orifices naturels :
épistaxis : saignement de nez ;
otorragie : saignement d'oreille ;
hématémèse : vomissement de sang ;
rectorragie : sang rouge par l'anus, différente du méléna
méléna (orthographié également m½lena) : sang digéré dans les selles, se manifeste par une diarrhée noirâtre, nauséabonde ;
hématurie : sang dans les urines;
hémoptysie : présence de sang dans les expectorations (poumons);
métrorragies : saignement anormal originaire de l'utérus, exteriorisé par le vagin chez la femme (à distinguer des menstruations ou « règles », phénomène cyclique et naturel de saignement chez la femme en âge de procréer). Les métrorragies sont des saignements en dehors des règles alors que les ménorragies sont des règles particulièrement prolongées ou abondantes.
les hémorragies internes : le sang s'écoule à l'intérieur du corps ; il peut alors former un hématome lorsque le sang s'accumule dans un tissu ou un organe (muscle, par exemple). Le sang peut également s'épancher dans une cavité interne sans extériorisation : hémopéritoine dans le ventre, hémothorax dans les poumons ou la cavité pleurale, hémopéricarde autour du c½ur. Une ecchymose (ou « bleu ») est une infiltration diffuse du sang dans le tissu sous-cutané, secondaire à un traumatisme minime (mais aussi parfois révélateur d'une maladie des vaisseaux).
dissection aortique
hémorragie méningée
hémorragie intra-cérébrale

Principales causes

Traumatiques

Les blessures avec un objet coupant, perforant ou par arme causent en général une hémorragie externe.

Les hémorragies peuvent aussi être causées par un coup, un choc, une chute, ou peuvent résulter de l'arrachement d'un organe par décélération brutale lors d'un accident de la route ; ce sont en général des hémorragies internes ou extériorisées.

Non traumatiques [modifier]
Causes cardio-vasculaires : Hypertension artérielle, rupture d'anévrisme, tumeur ou malformation vasculaire rompue, dissection aortique,
Causes digestives : ulcère creusant ayant atteint un gros vaisseau (en particulier après la prise d'aspirine ou d'anti-inflammatoires non stéroïdiens), maladie de Crohn, hémorroïdes, colique hémorragique, hernie hiatale,
Causes gynécologiques : endométriose, contraception par stérilet, fibromes, ménorragies abondantes
Troubles de la coagulation primaires (c'est-à-dire de naissance) : hémophilie A ou B, maladie de Willebrand, déficit en facteur XIII, hypofibrinogenémie, thrombopathie.
Troubles de la coagulation secondaires (c'est-à-dire acquis durant la vie) : insuffisance hépatique, déficit en vitamine K, coagulopathie de consommation, anticoagulant circulant (dans le cadre du lupus en particulier).
Causes tumorales : cancer du côlon, cancer de la vessie (hématurie), cancer de l'utérus, cancer du col de l'utérus, cancer de l'estomac (hématémèse), cancer du poumon (hémoptysie), etc.
Causes iatrogènes : Prise d'anticoagulants (sans surveillance de l'INR), aspirine, anti-inflammatoires non stéroïdiens,
Causes diverses : .

Traitement des hémorragies

Une hémorragie peut être minime et n'avoir besoin d'aucune prise en charge médicale. Au contraire, lorsque le saignement est abondant (s'il peut imbiber un mouchoir de papier ou de tissu en quelques secondes), la perte de sang est en elle-même dangereuse : le sang amène l'oxygène aux organes, s'il n'y a plus de sang pour alimenter les organes (ischémie), ceux-ci meurent, entraînant le décès.

Si une hémorragie abondante n'est pas arrêtée, elle va induire un collapsus cardiovasculaire, qui va irrémédiablement évoluer vers le décès de la personne en l'absence de traitement efficace.


Conduite à tenir avant l'arrivée des secours médicaux

Saignements peu abondants

Une hémorragie minime peut être caractérisée par l'arrêt du saignement, soit spontané, soit après une courte compression, chez un patient se portant bien. Si elle est d'origine traumatique, son traitement relève de la bobologie : nettoyage et désinfection (penser à la prévention du tétanos chez une personne non vaccinée). Si elle est spontanée, elle requiert dans tous les cas un avis médical rapide mais non urgent ; une rectorragie, par exemple, est le plus souvent conséquence d'hémorroïdes sans gravité, mais peut révéler parfois une maladie plus grave.

Une « hémorragie » moyenne est un saignement peu abondant qui ne cède pas, ou difficilement à la compression, mais la tolérance générale reste bonne : la compression est efficace, la victime se sent bien mais le saignement reprend dès qu'on la relâche. La victime doit alors se déplacer, si possible, pour une consultation médicale urgente tout en maintenant la compression (éventuellement relayée par un tampon maintenu en place par un lien large, ou un pansement compressif).

À noter qu'une hémorragie même bénigne, peut se traduire par un malaise, avec parfois une perte de connaissance, chez certaines personnes sensibles. Le pouls est dans ce cas lent (contrairement à ce qui se passe lors d'un collapsus), témoin d'un malaise vagal, en règle bénin.


Saignements abondants

Une hémorragie grave comporte des signes de mauvaise tolérance pouvant faire craindre un collapsus cardiovasculaire : sensation de malaise, sueurs, pâleur... Un appel au SAMU est alors indispensable.

Dans le cas d'une hémorragie externe abondante, le principe du traitement repose sur :

la protection, en particulier neutraliser la cause du traumatisme (par exemple éloigner de l'objet dangereux) ;
appuyer sur la partie qui saigne pour arrêter le saignement, ou si cela n'est pas possible et dans le cas d'un membre, en amont pour comprimer l'artère (point de compression, garrot) ; maintenir l'appui direct ou la compression à distance jusqu'au relais par les secours ;
allonger et rassurer la victime ;
alerter des secours médicalisés (« 112 » dans l'Union européenne, « 15 » en France) ; si le témoin est seul et doit aller prévenir les secours, il doit relayer son appui par un tampon relais (pansement compressif) ou un garrot.
Dans tous les cas, laisser la victime à jeun.

Voir Premiers secours : arrêt d'une hémorragie.


Prise en charge médicale extra hospitalière

Le premier but est d'arrêter le saignement ; les techniques sont similaires aux techniques de secourisme (pansement compressif ou bien garrot).

Le second but est d'assurer une oxygénation des organes. Si l'état du patient est satisfaisant (l'hémorragie est arrêtée, la perte de sang est faible, on ne constate pas de signe d'aggravation), la prise en charge ne requiert aucune médicalisation particulière.

Si l'on constate un collapsus cardiovasculaire, la première mesure est de mettre en place une oxygénothérapie.

Ensuite, il faut maintenir une pression artérielle stable jusqu'à l'arrivée de l'hôpital. L'objectif est d'atteindre une pression artérielle minimale permettant un transport sans danger. Pour cela, une voie d'abord veineuse (perfusion) est posée, de préférence sur une grosse veine. Un liquide de remplissage, contenant des ions et des macromolécules (empêchant le passage direct de l'eau du soluté vers les tissus en maintenant une pression osmotique correcte) est perfusé de manière plus ou moins rapide, selon la pression artérielle.

Idéalement, le médecin profite de la voie veineuse pour prélever quelques tubes de sang pour analyse : hémogramme et recherche du groupe sanguin particulièrement en vue d'une éventuelle transfusion.

Il peut être également fait usage de vasopresseurs et d'un pantalon anti-choc ; ceci permet de réduire le délai avant transport, et donc avant la prise en charge hospitalière. Ce facteur temps est critique pour les situations nécessitant de la chirurgie en urgence (notion d'heure d'or), notamment dans les cas d'hémorragie interne ou de polytraumatismes ; dans ce cas, le rétablissement d'une pression artérielle « correcte » est parfois illusoire, et le temps perdu sur place réduit les chances de survie. Il faut donc trouver un compromis entre pression artérielle pour éviter le décès durant le transport, et délai de médicalisation pour préserver des chances de survie.


Traitement médical

L'attitude thérapeutique varie selon la partie du corps qui saigne, ainsi que l'abondance du saignement :

Si le saignement a été abondant avec des signes de mauvaise tolérance, devra être discutée une transfusion sanguine après contrôle du groupe sanguin et accord de la victime, s'il peut être recueilli.

Il est très important de ne jamais oublier de vérifier le statut vaccinal contre le tétanos en cas de plaie liée à un traumatisme !

Dans tous les cas, en dehors de cette prise en charge d'urgence, les hémorragies causée par une maladie sous-jacente doivent recevoir un traitement spécifique (après le contrôle de l'hémorragie).

les principes d'un traitement chirurgical d'une hémorragie sont :

Assurer l'hémostase, c'est-à-dire arrêter le saignement en suturant le vaisseau responsable.
Nettoyer abondamment au sérum physiologique s'il s'agit d'une plaie
Assurer, si besoin, la décompression des tissus adjacents : évacuation des hématomes, pose de drains.
Cas particuliers :

Plaie cutanée peu profonde : nettoyage de la plaie au sérum physiologique puis ablation d'éventuels corps étrangers, ablation des tissus nécrotiques (tissus morts), désinfection de la plaie et enfin suture de la plaie.
Plaie cutanée sévère : l'attitude est la même, avec suture des plans profonds touchés : muscles, aponévroses, tendons, etc. Une intervention chirurgicale est alors souvent nécessaire.
Plaie de la face : Idem, en prenant soin de pratiquer une suture sans tension pour obtenir une cicatrice aussi esthétique que possible.
Hémoptysie : injection de sérum pro-coagulant au cours d'une fibroscopie bronchique, ou embolisation radiologique (injection sous contrôle radiologique dans l'artère responsable de particules qui vont boucher mécaniquement l'artère) en cas d'échec. Ligature chirurgicale de l'artère responsable en dernier recours.
Rupture d'anévrisme cérébral : Traitement neurochirurgical avec recherche de l'anévrisme, isolement de son collet, et pose d'un clip. Traitement d'éventuels autres anévrismes (ils sont parfois multiples).
Epistaxis : méchage antérieur (introduction d'un tissu imbibé d'un liquide hémostatique par la narine), méchage postérieur (introduction de ce même tissu, mais cette fois dans l'arrière gorge en plus de la narine) en cas d'épistaxis très abondante, ligature arterielle chirurgicale en dernier recours.
Hémorragie de la délivrance : révision utérine (évacuation manuelle des restes de placenta restés dans l'utérus), suture de plaies vagino-cervicales, embolisation de l'artère utérine, hysterectomie (ablation de l'utérus) en dernier recours en cas d'hémorragie cataclysmique incontrôlable.
Rupture de varices ½sophagiennes : fibroscopie digestive pour visualisation, puis pose d'élastiques, ou injection de sérum coagulant. Prescription dans un deuxième temps d'un médicament bétabloquant pour la prévention des récidives, et recherche d'une cirrhose.

Médicaments contre les saignements

Un certain nombre de molécules ont été utilisées en cas d'hémorragie afin d'en limiter l'importance. Ce sont essentiellement des agents anti-fibrinolytiques. Les principaux représentants en sont l'aprotinine, l'acide amino- caproïque et l'acide tranexamique. Ils sont d'une utilité démontrée avec un besoin moindre en transfusion sanguine[1]. Ils sont utilisés souvent en chirurgie dans ce but. L'aprotinine provoque parfois une insuffisance rénale grave[2].

Le facteur VII activé recombinant (produit par génie génétique) stimule la coagulation et semble prometteur également dans la maîtrise des saignements graves[1].

D'autres médicaments ont également été testés dont la desmopressine.

# Posté le lundi 25 juin 2007 13:46

Chirurgie vasculaire-Echo Doppler

Chirurgie vasculaire-Echo Doppler
La phlébologie est la branche de la médecine qui prend en charge la maladie veineuse. Les troubles d'origine veineuse peuvent être de 2 types, soit des accidents thrombo emboliques c'est-à-dire des phlébites superficielles ou des thromboses veineuses profondes avec risque d'embolie pulmonaire ; soit l'insuffisance veineuse avec notamment les problèmes de varices.

La circulation veineuse :

Les veines ramènent le sang vers le c½ur. Cette circulation sanguine se fait donc normalement des pieds vers les cuisses grâce à la tonicité de la paroi veineuse, à l'activité musculaire et à l'action de valvules et doit se battre contre son principal ennemi la pesanteur.

Au niveau des membres inférieurs, il existe 2 types de systèmes veineux :

La circulation veineuse profonde se situe en profondeur des muscles et est la plus importante, Elle ramène environ 90% du sang des jambes au c½ur.

Le système veineux superficiel (responsable des varices apparentes) est constitué principalement de 2 gros troncs veineux, la grande et la petite veine saphène :

La grande veine saphène naît de la face interne de la cheville, se prolonge le long de la face interne de la jambe, du genou, de la cuisse et se jette dans la veine fémorale (veine profonde) au niveau de l'aine. La petite veine saphène naît à la face externe de la cheville, chemine à l'arrière de la jambe et rejoint le réseau veineux profond au niveau du genou (veine poplitée)

Le système veineux profond et superficiel sont en communication à certains endroits par des veines perforantes.

Les conséquences des varices :
Aspect esthétique : apparition de télangiectasies (toile d'araignées) ou varices (veines tortueuses dilatées) disgracieuses sur les cuisses ou les jambes.

Les douleurs : les douleurs d'insuffisances veineuses au niveau des jambes se manifestent par une fatigabilité, des jambes lourdes surtout en fin de journée, des crampes principalement la nuit ou un odème (gonflement) des chevilles et pieds.

Les complications de la maladie veineuse peuvent être :

Une atteinte cutanée : de l'eczéma, une dermite (coloration bleutée, foncée) des jambes et chevilles ou des ulcères.
Une phlébite, c'est-à-dire la formation de caillots de sangs qui obstruent la veine et se manifestent par une rougeur, chaleur, tuméfaction et douleur sur le trajet d'une veine variqueuse.
La rupture d'une varice superficielle avec hémorragie.


Traitement préventif :

Le traitement des varices est tout d'abord préventif (pour éviter l'apparition des varices), ensuite symptomatique (pour traiter les douleurs ou autres symptômes) et enfin curatif (faire disparaître les varices et signes d'insuffisance veineuse)

Une hygiène de vie adéquate permet de ralentir l'apparition des varices. Elle consiste en :

La pratique d'une activité physique régulière idéalement 20 minutes de marche, de natation ou de vélo par jour.
Éviter les excès de poids
Ne pas fumer.
USe reposer les jambes surélevées.
Traitement symptomatique :
Bas de contention : la contention élastique par des bandes, des mi-bas ou des collants empêche les veines (varices) de se dilater au long de la journée, améliore ainsi le retour veineux vers le c½ur et diminue les symptômes de l'insuffisance veineuse et empêche le développement de complications. Elle est indispensable dans les suites de sclérose ou de chirurgie

Les cures thermales peuvent aussi être utiles dans le traitement des symptômes

Le drainage lymphatique permet de réduire la rétention d'eau et les oedèmes, les jambes sont moins lourdes. Le drainage lymphatique est basé sur des pressions très douces qui visent à accélérer la circulation de la lymphe. Une circulation lymphatique améliorée permet une meilleure élimination des toxines du corps. Le drainage lymphatique a également un effet de relaxation et de revitalisation. Il peut être manuel (Leduc ou Vodder) ou mécanique (pressothérapie, technique LPG,.)

Les veinotonics sont des médicaments qui tonifient la paroi veineuse et améliorent la fluidité du sang et diminuent aussi les lourdeurs et oedèmes des jambes.

Traitement curatif :

Sclérothérapie :Elle consiste en l'injection d'un produit " corrosif " sclérosant qui produit une destruction et disparition progressive de la veine. Cette méthode est en général réservée aux veines de petit calibre ou veinules et est alors appelée micro sclérose.

Le traitement chirurgical ambulatoire (une journée d'hospitalisation)

La phlébectomie ambulatoire sous anesthésie locale permet l'extraction de varices superficielles par de mini-incisions de 1 à 2mm.

Le stripping est réalisé sous anesthésie loco régionale ou générale permet l'extraction de varices plus importantes et des veines saphènes.

Le laser endo veineux permet la destruction des veines saphènes grâce à l'introduction d'une sonde laser à l'intérieur de celle-ci.

# Posté le lundi 25 juin 2007 13:14

Modifié le lundi 25 juin 2007 14:53